Paris : les écologistes lancent une pétition contre les tours

Les élus espèrent réunir 5 000 signatures pour exiger l’organisation d’un référendum par la Ville sur le sujet.

Les élus écologistes repartent à l’assaut… des projets de tours d’Anne Hidalgo. Ce jeudi, avec un consortium d’une petite quinzaine d’associations parisiennes (de riverains et de défense du patrimoine et de l’environnement), le Groupe Ecologiste de Paris a ouvert un site Internet stopauxtoursaparis.fr. Objectif : réunir 5 000 signatures de Parisiens (de plus de 16 ans) afin d’exiger de la maire de Paris qu’elle organise un référendum sur la création de nouvelles tours à Paris.

Alors qu’ils ont perdu la bataille sur la tour Triangle (XVe), les écologistes espèrent bien bloquer les projets en gestation pour le futur quartier Bercy-Charenton (XIIe). La mairie y prévoit 4 000 logements, 200 000 m2 de bureaux et pour ce faire… six tours dont une de plus de 180 m.

Densification de la ville, paysage défiguré, projet anti écologique : le collectif ne trouve aucun avantage à la construction de buildings. « Pour ce type de sujet très important pour l’avenir de la ville et sa morphologie, nous pensons qu’il faut demander l’avis des Parisiens », insiste Yves Contassot, élu EELV du XIIIe arrondissement. Alors qu’Anne Hidalgo fait face à un flot de critiques ces dernières semaines sur moult dossiers (Vélib’, contrat annulé des panneaux publicitaires, propreté, circulation…), les écologistes n’ont-il pas peur de fragiliser un peu plus l’équipe municipale en rouvrant un dossier sur lequelle la majorité est divisée ? « Nous, notre position contre les tours, elle n’est pas nouvelle ! C’est l’équipe d’Anne Hidalgo qui tient absolument à en construire », rétorque David Belliard, président du groupe écologiste au Conseil de Paris.

« Les tours appartiennent à l’histoire de Paris, nous poursuivons cette histoire dans certains secteurs bien précis de Paris pour créer des lieux d’intensité ; ce ne sont pas des tours sur dalle mais en lien avec la rue, qui libéreront le sol pour créer de nouveaux espaces verts dans des lieux aujourd’hui enclavés », rétorque Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris chargé de l’urbanisme.